28 décembre 2005

Comment combattre la violence ?, Origines et Solutions ?

Bon puisque peu de personnes sont assez intelligents pour proposer des solutions, je me suis proposé sur pcinpact.

Si vous avez des idées : osez et proposez des solutions sur pcinpact !!
http://www.pcinpact.com/forum/index.php?showtopic=71383

Quelles sont les causes de la violence ? Comment les résoudre ?
Merci de votre aide.

cause : alcool, drogues (cocaine etc.)
solutions :
-controles plus sévères ?
-ce ne sont pas des causes, à la base y a un problème chez la personne. Sinon, non pas plus de contrôles mais des contrôles mieux faits et des sanctions plus lourdes en cas de delits/crimes sous influence de drogues.

cause : enfants battus
solutions :
-dénoncer les parents et les punir
-consèquences d'un problème chez les parents. Mais oui, sanctions plus dures pour les parents, voir même permis pour avoir des gosses, mais faudrait-il aussi que les solutions pour le gamin soit meilleures (DAS, foyer,etc...ça craint)

cause : maladie mentale
solutions :
-enfermer et soigner
-c-a-d? les tueurs psychopates? enfermer et soigner, malheureusement bcp sont malins et ressortent en se faisant passé pour gueris.

cause : pauvreté
solutions :
- distribuer les richesses ?
- Education : Apprendre au gens à apprecier ce qu'ils ont et ne pas envier ce qu'ont les autres.

cause : frustration sexuelle
solutions :
-mariage ??
-démocratisation des maisons closes.

cause : violence conjugale
solutions :
-que les femmes aient plus le courage de dénoncer
-eduction. et que les femmes apprennent le self-defense.

cause : racisme
solutions :
-lutte contre le racisme, éducation
-éducation. pas de privilèges ou de favoritisme en fonction de la race, genre les quotas (je parle de race, pas de nationalité)

cause : sentiment d'infériorité/frustration
solutions :
-éducation, dialogue ?
-Bref, la seule solution c'est que le maximum de personnes arrivent à raisonner de manière sensé et en respectant le raisonnement de l'autre. Et que chacun éduque ses enfants du mieux qu'ils le peuvent.

voir : http://www.diplomatie.gouv.fr/label_france/FRANCE/SOCIETE/violence/violence.html
http://www.diplomatie.gouv.fr/label_france/FRANCE/SOCIETE/violence2/violence.html

Merci de vos solutions

Les défauts typiquement français

Je suis FIER d'etre Français sauf sur CERTAINS points...

Disons la vérité, nous les Français sommes souvent :
* des lâches : refus de résourdre les problèmes et laisser pourrir les situations les plus dégueulasses.
* des pleurnicheurs : se plaindre sur les impots par ex.
* des paresseux : remettre à demain les choses.
* des communautaires : l'esprit de clocher ou de petit village qui domine.
* des individuels : tant de clochards et de sdf.
* des jaloux : vouloir mieux que le voisin.
* des menteurs : tromper sa femme et mener des doubles vies.
* des soucieux de l'image : désireux d'etre accepté par les autres.

Bon je me calme car il y a aussi des centains de qualités françaises ;-).

09 décembre 2005

Des exemples de révisionisme historique sur l'esclavage

Suite à une discussion sur PCINPACT , http://www.pcinpact.com/forum/index.php?showtopic=69660
voici des exemples de révisionisme historique.

Ce révisionisme vise à :
-minimiser les traites européenes.
-maximiser les traites orientales (des musulmans) et inter-africaines .

Afin de déculpabiliser les néo-colonialistes.
Les néo-colonialistes veulent faire croire que la colonisation eut d'énormes effets positifs et que l'Afrique a besoin de l'Occident pour s'en sortir.
En résumé, ils pensent : "c'était mieux du temps où les Français étaient ici" (en Afrique).

Quand on leur demande : la France pille t'elle l'Afrique ?
Non ils disent : la France donne des milliards à l'Afrique.
Mais quand on demande : que reçoit la France en échange ? Ils ne répondent pas.


Ralph Austen : professeur d'histoire à l'Université de Chicago.
Ses chiffres minimisent la traite atlantique et servent de référence à Grenouilleau et d'autres historiens français .
Ses chiffres ne tiennent pas compte des africains morts lors des voyages, et lors des expéditions en Afrique. Ils minimisent aussi le rythme des traversées trans-atlantiques. Ils se reposent sur quelques document et sont loin de faire le compte.
Austen est un très mauvais professeur selon ses élèves.
Son objectivité est remise en cause.



Olivier Pétré-Grenouilleau : professeur d’histoire à l'université de Bretagne-sud (Lorient)
Reprend les chiffres de Ralph Austen :
traites transatlantique : 11 millions
traites orientales : 17 millions
traites inter-africaines : 14 millions


http://lmsi.net/article.php3?id_article=460
Le cas Pétré-Grenouilleau
Bien qu’il soit fortement contesté dans le monde universitaire, le livre d’Olivier Pétré-Grenouilleau a eu de nombreux échos dans la grande presse [1].
La traite européenne est minimisée
Une volonté constante de « dédouaner » l’Europe de ses crimes

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_P%C3%...A9-Grenouilleau
Il soutient que la traite n'a jamais revêtu un caractère génocidaire, car il n'y a jamais eu de volonté autre que mercantile de la part des négriers et certainement pas celle d'exterminer leur "marchandise".
Cette position est vu par certains comme du révisionnisme (dont entre autres Claude Ribbe).

http://www.palli.ch/~kapeskreyol/ki_nov/lafwans/grenouilleau2.php
Éloge du révisionnisme un historien récompensé par Claude Ribbe
Aveuglé par son racisme, monsieur Pétré-Grenouilleau, qui n'est ni orientaliste ni africaniste, s'appuie essentiellement sur quelques archives privées des familles négrières qu'il défend et sur des travaux anglo-saxons, notamment ceux de Patrick Manning qui, du reste, les a reniés depuis.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_triangulaire
Le nombre d'esclaves déportés d'un continent à l'autre ne prend pas en compte les morts sur le continent africain. Ceux qui étaient embarqués pour l'Amérique étaient souvent les plus « dociles ». Le bilan total de cet épisode de l'histoire est évalué par certains à plusieurs dizaines de millions de déportés. Le nombre des victimes collatérales de ce trafic est toujours pris en compte du fait qu'il est possible d'en donner une estimation.




Bernard Lugan : Professeur à l'université Lyon III

http://www.angelfire.com/biz2/rlf69/CR/lugan.html
" Spécialiste de l’Afrique, auteur de "L’Occident sans complexe", autrefois militant de l’Action Française et monarchiste convaincu, M. Lugan paraît, chaque Mardi Gras devant ses étudiants de première année, déguisé en "colon", coiffé d’un casque et muni d’un fouet. " Le Monde, 2 avril 1993.

http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=AFHI&ID_NUMPUBLIE=AFHI_003&ID_ARTICLE=AFHI_003_0183
L’un et l’autre veulent convaincre que l’Afrique est à l’agonie et que cette mort est intrinsèquement fatale : oraison funèbre chez l’universitaire Bernard Lugan : God bless Africa. Contre la mort programmée du continent noir ; notice nécrologique chez le journaliste Stephen Smith : Négrologie. Pourquoi l’Afrique meurt
comme leurs frères restés sur la terre ancestrale, ils [les Afro-Américains] nient les problèmes et refusent de regarder la réalité en face », ce qui débouche normalement sur un échec radical du melting pot nord-américain. Conséquence : de même que la différence naturelle entre Noirs et Blancs entraîne l’inégalité sociale aux États-Unis malgré les principes égalitaires, le réalisme exigerait sur le continent des Noirs « un retour à l’ordre naturel africain » caractérisé « par la domination de certains et par la soumission des autres », par une « perception du temps radicalement différente », par « des rites et des danses »… Conclusions finales : « Il est vain de vouloir récolter des prunes sur un palmier » ; « Le fameux “peuple africain” soluble dans l’Humanité universelle des “Lumières” » est une « chimère » ; « L’Afrique n’est pas Disneyland et les pluies idéologiques n’y effacent pas plus les taches des léopards que les rayures des zèbres ! [17] ». Voilà qui est clair.

http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-780468.html
"Bernard Lugan prône également la création d'un état blanc d'Afrique du Sud, seul susceptible de garantir la "survie de l'identité blanche", de cette région colonisée par les Boers. Il ne pratique pas la langue de bois et rend hommage aux bienfaits de la colonisation européenne de l'Afrique."

http://hippocampe.lyon3.free.fr/bernard_lugan.htm
Bernard Lugan participe à des journaux liés à l'extrême-droite.

http://www.amnistia.net/news/enquetes/negauniv/lugan/lugan.htm
Quand le négationnisme s'invite à l'université.



Jacques Marseille :
http://www.ac-orleans-tours.fr/rdv-histoire/archives/2003/colonisation-s-devl.htm
La période coloniale a représenté une sorte d’abri pour l’Afrique. L’Afrique a eu croissance plus forte dans la période coloniale que l’Asie cf le poids des investissements, balance commerciale.

http://www.jacquesmarseille.fr/Actualit%E9/Article_Marianne_dec04_Colonie.asp
Il approuve Victor Hugo : "Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-là. "
Rappelons que Victor Hugo, Lamartine, Jules Ferry, Rudyard Kipling et Léon Blum pensaient que l'Europe devait civiliser l'Afrique et apporter la civilisation.


Christian Goudineau :
http://radio-courtoisie.over-blog.com/categorie-162591.html
Christian Goudineau : "Le dossier Vercingétorix"

http://bibracte.com/TFrChevalVercingetorix.html
Manifestement, M. Christian Goudineau veut en finir, une bonne fois pour toutes, avec l’aventure Vercingétorix. Son dernier ouvrage Le dossier Vercingétorix s’inscrit dans la résurgence du mouvement intellectuel antinationaliste. La revue L’archéologue le résume ainsi: Vercingétorix serait à la fois un guerrier coupeur de tête et un paysan élevant des cochons.
(..)Malheureusement pour M. Goudineau, sa traduction est complètement erronée.
Relisons maintenant les autres auteurs anciens dont M. Goudineau réfute le témoignage, sous prétexte qu’ils auraient fantasmé à partir du texte jamais retrouvé d’un abréviateur hypothétique et inconnu qui, lui, serait le véritable inventeur de la scène de reddition.

http://www.auvergne-centrefrance.com/dossiers_histoire/mourey/dossier_mourey.htm
Présentant l'ouvrage, le N° 53 de L'archéologue évoque le "mythe Vercingétorix": un héros coupeur de têtes, dans une société très hiérarchisée, élevant des cochons.
Inutile de préciser que je suis en total désaccord avec cette thèse officielle qui s'appuie, selon moi, sur des interprétations archéologiques erronées, sur des erreurs de traduction et qui ne tient pas compte de certains témoignages pourtant indiscutables. On pourra lire ma critique sur mon site Internet indiqué en bas de page. Par ailleurs, je note que la traduction que donne M. Goudineau des textes relatant la reddition de Vercingétorix, reddition nulle et plate selon lui (page 238), est à l'opposé de celle que donnent certains professeurs de lettres d'Auvergne [ cfz. ].






Dans les manuels récents, l'histoire enseignée n'est pas totalement objective : Quelques exemples : http://www.sosracismereims.org/txt/manuels3e.htm

08 décembre 2005

Kassovitz 2 - Sarkozy 0

Thursday, November 17, 2005
La france d'en bas...

(English version here)

Depuis quelque temps, les radios et les télévisions du monde entier essaient d’obtenir de ma part une interview à propos des événements qui secouent les banlieues de France.

Je ne peux malheureusement pas honorer toutes les demandes, j’ai donc décidé de m’exprimer sur mon site.

Aussi loin que je veux me tenir de la politique, il est difficile de rester distant face aux dérèglements des politiciens. Et quand ces dérèglements attisent la haine de toute une jeunesse, je me retiens de ne pas encourager les casseurs.

Nicolas SARKOZY, qui est apparu dans la vie médiatique française tel une starlette de la Star ac’, et qui nous abreuve des détails de sa vie privée et de ses ambitions politique depuis quelques années, ne peut s’empêcher de créer l’événement à chaque baisse de sa côte aux sondages IPSOS. Cette fois ci, Nicolas SARKOZY a pris à contre-pied tout ce que la République Française défend. La Liberté, L’égalité, et la Fraternité d’un peuple.

Le ministre de l’intérieur, futur présidentiable, tient des propos qui non seulement démontrent son inexpérience de la politique et des rapports humains (intimement liés), mais qui aussi mettent en lumière l’aspect purement démagogique et égocentrique d’un petit Napoléon en devenir.

Si les banlieues explosent une nouvelle fois aujourd’hui, ce n’est pas dû à un raz le bol général des conditions de vies face auxquelles des générations entières « d’immigrés » doivent se battre quotidiennement. Il n’y a malheureusement pas de combat politique dans ceux qui opposent les jeunes de cités à la police de Nicolas SARKOZY. Ces voitures qui brûlent sont des réactions cutanées face au manque de respect du ministre de l’intérieur envers leur communauté.
Nicolas SARKOZY n’aime pas cette communauté, il veut se débarrasser de cette « racaille » à coups de Karcher et il le hurle haut et fort au milieu d’une cité « chaude » à 11 heures du soir.

La réponse est dans la rue. La « tolérance zéro » fonctionne dans les deux sens.

Il est inadmissible qu’un homme politique (mais en est-il vraiment un ?) se permette de déséquilibrer une situation tendue par des années d’ignorance et d’injustices, et qui se permet de menacer ouvertement toute une partie de la population française sans adresser les vrais problèmes.

En agissant comme un maître de guerre, il ouvre une brèche qui j’espère va l’engloutir.
La haine attise la haine depuis des siècles et pourtant Nicolas SARKOZY pense encore que la répression est le seul moyen d’empêcher la rébellion. Cette volonté de vouloir imposer sa pensée à n’importe quel prix me rappelle d’autres grands leader de notre temps. J’en ai froid dans le dos.

L’Histoire nous prouve que le manque d’ouverture et de philosophie entre différentes communautés engendre la haine et l’affrontement. L’Intifada des différentes banlieues parisiennes ressemble effectivement aux affrontements qui ont opposés les enfants de Palestine armés de pierres, aux soldats d’Israël armés d’Uzis.

L’Histoire se retrouve partout.

Le bruit et la fureur sont les seuls moyens pour beaucoup de communautés de se faire entendre. Les attentats terroristes qui font la une des journaux en sont le résultat.

Et la répression de la terreur par la terreur n’a jamais fait gagner les guerres, elle n’a fait que les entretenir.

Nicolas SARKOZY est un admirateur de la machine de communication de Georges Bush. Il se sert des medias pour grandir son image et manipuler la population.

Comme BUSH, il ne défend pas un idéal, il répond aux peurs qu’il instille lui même dans la tête des gens.

Il aurait engagé la France auprès des Américains dans la « chasse à la Terreur » de Bush. J’en suis convaincu.

Nicolas SARKOZY veut devenir le président de notre république et « personne ne se mettra en travers de son chemin ».

Si cet homme n’échoue pas au moins une fois dans ses démarches pour arriver à la présidence du pays, plus rien effectivement, ne pourra se mettre en travers de son chemin, et sa volonté de toute puissance pourra être enfin exaucée.

L’Histoire se répète t-elle ? Oui. Elle l’a toujours fait. L’envie de Pouvoir et l’égocentrisme de ceux qui pensent détenir une vérité ont TOUJOURS créé des dictateurs.

Nicolas SARKOZY est certainement un petit Napoléon, je ne sais pas s’il a le potentiel d’un grand, mais il sera impossible demain de dire que nous n’étions pas au courant.



Mathieu KASSOVITZ.

posted by Kassovitz at 7:06 AM 396 comments














REPONSE DE SARKOZY

Tuesday, November 29, 2005
Vous n'etes pas responsable...
Un commentaire signé Nicolas Sarkozy, daté du 22 Novembre, répond à la note postée sur mon site internet quelques jours plus tôt.
Voici recopier ici à l’identique, la lettre, dont l’originale (digital) doit être perdu au milieu des commentaires d’anonymes. Je me suis permis de lui repondre en bas de page :

nicolas sarkozy a dit…
Monsieur,

J'ai pris connaissance de vos propos développés sur votre blog relatifs à la crise qui a traversé plusieurs de nos banlieues. Au-delà de vos flèches caricaturales et provocantes dont je suis la cible, j'ai tenu à vous répondre personnellement car je crois aux vertus du débat et de l'échange, notamment avec celles et ceux qui ne souscrivent pas à mes idées ou mes actes.

Le premier point qui m'a frappé à la lecture de votre blog, c'est qu'il laisse fortement entendre que la crise actuelle a surgi soudainement, comme par un malheureux hasard. Vous l'attachez de façon réductrice et manichéenne à ma personne et à quelques mots prononcés par moi-même… Ces mots, j'assume leur tonalité directe et franche car ils sont fondés sur la réalité d'un quotidien vécu par une majorité de nos concitoyens dans les cités. Au surplus, j'estime que le "politiquement correct" et la langue de bois qui prévaut depuis des décennies ne sont pas indifférents à la montée du vote extrémiste dont je combats depuis toujours les idées et les leaders.

Vous connaissez, semble-t-il, suffisamment "les quartiers" pour savoir, au fond de vous-même, que la situation est tendue depuis de longues années et que le malaise est profond. Votre film, "La haine", qui date de 1995, évoquait déjà ce malaise que des gouvernements, de droite comme de gauche, ont dû gérer avec plus ou moins de réussites. Limiter cette crise aux faits et gestes du Ministre de l'Intérieur, c'est, d'une certaine façon et une fois encore, passer à côté des vrais problèmes. Je mets cela sur le compte d'un coup de cœur mal placé.


Le second point qui m'a heurté, c'est que vous paraissez vous faire, sans nuance, le porte-parole d'une minorité de casseurs plutôt que l'interprète d'une majorité de familles et de jeunes qui vit, elle aussi, dans les cités et qui en a assez de constater que la culture de la violence et des rapports de forces s'est imposée sur celle de l'Etat de droit. Pourquoi n'avoir aucun mot pour ceux dont la voiture a brûlé, les privant ainsi d'un outil de liberté et de travail durement acquis ? Pourquoi ne pas évoquer ces jeunes dont les gymnases ont été réduits en cendres et ces enfants dont l'école est détruite ? Pourquoi, par ailleurs, n'avoir aucune pensée pour les 110 policiers blessés, les pompiers caillassés et les médecins injuriés ? 

Votre proximité affective à l'égard des jeunes des cités est compréhensible et estimable, mais j'ai le sentiment qu'elle vous conduit à accepter ce qui n'est pas acceptable. Ce n'est pas rendre service aux banlieues que de prendre fait et cause pour une minorité dont les actes sont répréhensibles et parfois même meurtriers. Je crois même le contraire. Vivre dans un quartier populaire ou être le fils de parents ou grands-parents immigrés n'autorise nullement à lancer des cocktails molotov sur la police et des pierres sur les pompiers. Laisser entendre le contraire, c'est, selon moi, insulter toutes celles et tous ceux qui, dans des conditions d'existences identiques, se comportent en citoyen responsable.

Je n'ignore nullement le fait que derrière cette crise il y a des facteurs économiques, sociaux et culturels. J'en ai mesuré l'ampleur et c'est pourquoi je défends, notamment, le principe de la discrimination positive ou encore le vote des étrangers aux élections municipales. Il est temps de briser l'égalité de façade dont notre pays est coutumier depuis trop longtemps ! Il est temps de donner toutes ses chances à la France plurielle dont j'estime qu'elle est un atout et non un handicap ! A cet égard, je veux vous dire que la Police est sans doute le service public le plus représentatif de cette France plurielle que j'appelle de mes voeux.

Cette nouvelle impulsion dont les quartiers ont tant besoin, ne peut être engagée en l'absence d'un rétablissement des règles républicaines. Le développement des trafics, des violences, des "tournantes", de l'immigration clandestine, minent tous les efforts que nous pouvons entreprendre. En ces zones de non-droit, l'ordre républicain n'est pas l'adversaire du progrès, mais bien son allié.

Nous sommes en présence d'une des crises urbaines les plus complexes et les plus aiguës que nous ayons eu à affronter. Elle exige de la fermeté et beaucoup de sang froid. Ces sont ces instructions précises que j'ai donné aux forces de police et de gendarmerie. Elles agissent avec une maîtrise et un professionnalisme qui font honneur à notre démocratie. Au cours des quatre dernières semaines, certaines de nos unités ont fait face, dans le calme et la discipline, à une violence dont je vous demande de ne pas sous-estimer la brutalité. 

Voilà les quelques réflexions que m'inspire la lecture de votre blog. Je sais que vous êtes, avec votre style et vos convictions, à la recherche d'une prise de conscience des pouvoirs publics vis à vis des banlieues. Depuis tant d'années, beaucoup d'argent a été engagé, beaucoup d'efforts ont été entrepris par les services de l'Etat comme par les acteurs de terrain. Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Nous y avons tous notre part de responsabilité. Comment faire mieux et autrement ? Cette question, il faut maintenant la résoudre.

Demeurant disponible pour poursuivre, si vous le jugez utile, notre échange de vive voix, je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.




Nicolas Sarkozy












RE REPONSE DE KASSOVITZ

Mr le Ministre de l’intérieur.

Cette lettre qui ne vous était pas directement adressée mais à laquelle vous avez promptement répondu, n’est pas comme vous le laissez entendre, un pamphlet en l’honneur des casseurs, ni une insulte aux pompiers caillassés et aux policiers blessés. Le simple fait que vous détourniez mes propos pour éviter de répondre aux vraies questions, confirme votre aveuglement face à votre responsabilité dans ces événements.
Quoi que vous puissiez dire, les quartiers de France ont bel et bien explosés quelques heures après vos mots dur et blessant, malencontreusement stigmatisés par un accident qui a vu la mort de deux adolescents dans des conditions atroces. Accident tragique, et tellement symbolique des conditions de vie des quartiers de France. Ces gymnases, ces voitures et ces écoles qui brûlent, dont vous m’accusez de n’avoir que faire, j’en parlait déjà il y a 10 ans dans « La HAINE » , que vous évoquez sans même, je pense, l’avoir vu.
Je n’ai pas besoin de vivre dans une cité, ni d’avoir fait de hautes études pour comprendre que ces institutions sont les représentants d’un Etat qui renonce à regarder le problème en face et qui continu, gouvernement après gouvernement à se rejeter les responsabilités comme vous le faites si brillamment.

Vous n’êtes pas responsable dites vous.

Les policiers et les pompiers qui ont courageusement défendu vos bavures , sont les malheureuses victimes de votre politique agressive, tout comme les habitants des quartiers qui y ont perdu leurs véhicules et pour certains leur moyen de subsister.

Ne rejetez pas la responsabilité de vos propos sur une situation dont nous connaissons tous l’histoire, si vous n’êtes pas le seul responsable des problèmes des banlieues, vous en êtes le symbole politique, et vos propos ont allumé la mèche d’une révolte qui vous a dépassé. Que vous vous offusquiez qu’on vous prenne pour cible me surprend et me fait douter de votre capacité à vous remettre en cause.

Vous avez raison quand vous dites que « l'ordre républicain n'est pas l'adversaire du progrès, mais bien son allié. », mais pour rétablir l’ordre républicain dans les quartiers il faut que les représentants de cette république soient au dessus de tout soupçons.
Vous avez magnifiquement géré, comme à votre habitude, l’impact de ces émeutes et des images auprès des medias et vous avez bien heureusement donné des instructions de retenue aux forces de l’ordre, mais ne résumez pas le comportement de la police à ce qu’il s’est passé sur ces quatre dernières semaines face aux medias du monde entier. Vous le savez, le problème de respect entre la police et les jeunes ne date pas d’aujourd’hui. Les gouvernements de gauche ou de droite, vont et viennent mais ce problème persiste au quotidien. Depuis des générations maintenant.
La mort brutale de Malik OUSEKINE, suivie par les remarques inhumaine de Charles Pasqua (un de vos prédécesseurs), datent de bientôt 20 ans. La mort de Makomé, abattu de sang froid dans un commissariat du 18eme, et de nombreux autres, victimes de la perte des valeurs républicaines que vous défendez, parsèment l’histoire de la France d’aujourd’hui. C’est ce passé, lourd en injustices qui alimente notre présent. Je vous demande juste de ne pas l’oublier, même si vous n’en êtes pas directement responsable.

Il faut rééduquer les esprits, pas les manipuler. Cette mésentente entre les forces de l’ordre et les jeunes des cités est un problème profond qui ne sera résolu qu’après un réel travail d’éducation auprès des deux partis.

Non, je ne suis pas contre la Police, au contraire, je souhaite comme tous les citoyens de ce pays, une police plus considérée, plus éduquée, plus respectée, plus humaine... Une Police en laquelle je peux faire confiance avec ma sécurité personnelle et celle de mes enfants, quel que soit ma position sociale, ma couleur de peau, mon âge, mes croyances… Quand vous évoquez le retour des valeurs républicaines, n’oubliez pas que pour obtenir du respect, vous devez inspirer le respect. Si la police a perdue le respect qui lui est dû, peut être devriez vous vous posez encore une fois les vraies questions.

Vous vous dites tendu vers l’avenir, mais vos méthodes sont répressives et obsolètes. Vous cédez à la panique et votez le retour d’une loi militaire déterrée d’une des pages les plus sombre de l’histoire de notre pays. Le choix de cette loi symbolique fait honte à la France et à votre classe politique.
Encore une fois, vous n’êtes pas responsable. Comme d’habitude.

Vous terminez votre lettre par cette phrase terrible qui conclue froidement tel un chef d’entreprise devant un bilan négatif, que« Depuis tant d'années, beaucoup d'argent a été engagé, beaucoup d'efforts ont été entrepris par les services de l'Etat comme par les acteurs de terrain. Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. » .
Pensez vous pouvoir diriger la France comme une vulgaire multinationale ? Sachez que les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes d’une France que vous, les politiciens de tout bord, ne regardez pas dans les yeux depuis trop longtemps.
Pensez-vous pouvoir « licencier » ces jeunes qui vous font de l’ombre ? Les nettoyer comme des déchets sur un trottoir ? L’équilibre démocratique n’a jamais trouvé sa source dans la répression, et vous le savez, si solution il y a elle est dans l’aide sociale et la compréhension des problèmes. Si vous ne continuez pas le dialogue, que va t’il se passer ? Il est de votre devoir ainsi que celui des institutions Française de répondre à la violence avec intelligence pour éviter de perdre le contact avec une jeunesse dont certains pourraient basculer dans d’autres formes de violences plus extrêmes et réellement dangereuses.

Vous n’êtes pas responsable. Effectivement je pense que vous êtes irresponsable.

En vous promenant à Argenteuil à 23 heures, entouré de policiers et de journalistes, vous avez sans doute voulu apprécier comme un citoyen lambda, l’ambiance de la vie d’un quartier, et non pas provoquer une confrontation inévitable. Quand à vos « quelques mots », en affirmant haut et fort que vous alliez « nettoyer les cités au Karcher », vous vouliez certainement dire : « Réhabiliter et nettoyer ces immeubles vétustes dans lesquels des enfants tombent dans des cages d’ascenseurs pour cause de mauvais entretiens et aider les familles qui payent leurs impôts comme tout le monde à retrouver un environnement et un respect depuis longtemps perdu», et quand vous avez menacé les « racailles » de vous débarrasser d’eux, vous vouliez dire, « Mettre en prison pour longtemps les quelques personnes réellement dangereuses et généralement connues des services de police et offrir à toute une partie de cette jeunesse la possibilité d’entrevoir un avenir différent à travers une action sociale cohérente et généreuse pour les faire sortir de la petite délinquance.».

Comme beaucoup de Français, j’ai dû mal vous comprendre.

Le combat que vous voulez mener Monsieur le Ministre, nous voulons tous le mener avec vous, et mis à part les quelques vrais voyous qui entretiennent la violence à travers les « réseaux » de la drogue et qui empoisonnent la vie de l’ensemble des habitants des quartiers, tout les autres, y compris les jeunes à casquette que vous appelez « racailles » et dont certains encombrent aujourd’hui vos prisons, ont le même désir : Ils veulent un avenir, des conditions de vie égales à tout les citoyens, un respect, une identité…

Ne voulant pas rentrer dans un débat de mots avec vous, et malgré le respect que je vous dois, je ne souhaite pas vous rencontrer « de vive voix ».
Je comprend votre louable envie de communiquer avec vos adversaires, surtout connus des media, mais permettez moi de m’en tenir à mon statut de citoyen critique et sans attache politique. Contrairement à vous et à ce que vous pouvez dire, je ne représente que ma voix, pas celle d’un parti politique, ni celle de la banlieue, et encore moins celle des casseurs.
Néanmoins, votre invitation montre que vous êtes ouvert au dialogue, j’espère que vous en ferez bon usage avec les personnes directement concernées.

Je vous invite à rencontrer les différents acteurs de la vie des cités et principalement les milliers d’associations de quartiers qui se battent au quotidien pour garder le contact avec des millions d’habitants. Aidez-les, elles en ont dramatiquement besoin.

Je voudrais clore ce court échange en vous assurant mon profond attachement à la culture et aux valeurs de notre pays. Si le débat est si passionné, c’est parce que nous sommes tous concernés. Cette culture ouverte sur le monde nous est spécifique et unique, reconnue par toute les autres nations comme un modèle de politique sociale, même si la réalité à surpris le reste de la planète.
Nous sommes Français, rebelles dans l’âme, quel que soit nos convictions politiques, toujours prêt à se battre pour défendre une cause que nous jugeons honorable. C’est cet état d’esprit que vous défendez à travers vos actions, comprenez que d’autres fassent de même, même si les moyens utilisés sont inadéquates et injustes. Ce sont pour eux le seul moyen de se faire entendre. Le symbole de ces milliers de voitures qui brûlent et de la perte totale de l’autorité politique ne sont pas de simples explosions de violence. Soyez attentif. L’avenir d’une France multiculturelle et anti raciste en dépend.

Déjà les échos des chants de l’extrême droite se font entendrent dans votre camp. Je suis certain que cela vous dégoûte autant que moi.

Cet extrait d’un commentaire posté par un anonyme sur le site en réaction à votre réaction, résume, je pense, les inquiétudes de beaucoup de Français, en tout cas elle résume mes craintes:

« …La grandeur d’un homme politique ne réside pas dans sa capacité à cultiver les peurs du peuple pour y trouver une niche électorale. La grandeur d’un homme d’Etat réside dans sa capacité à transcender la Nation avec conviction et désintérêt personnel. Votre « verbe » vous fera sans doute gagner la confiance des brebis égarées du 21 avril. Votre intérêt personnel vous empêchera de transcender la Nation.(…).Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… vous êtes en tête des sondages… »

Je voudrais vous laisser avec une dernière pensée qui me vient de mon père, un Hongrois, comme le votre, arrivé en France, terre d’accueil et des droits de l’homme en 1956, pour fuir le régime communiste Russe. Ce n’est pas de la grande philosophie, mais juste un conseil venant d’un homme qui a survécu à des guerres et des révolutions.
« Pour arriver en haut d’une échelle, monte les échelons un par un, tu te casseras la gueule de moins haut ».

A méditer.

En vous souhaitant bonne chance dans votre irrésistible ascension aux plus hautes marches de l’Etat, je vous assure monsieur le ministre de l’intérieur de mes sentiments les meilleurs.

Mathieu Kassovitz.

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En conclusion :

Je vous remercie tous pour votre intérêt et votre passion au débat. Malheureusement, la montée soudaine de commentaires faisant souvent passer des messages de haine et des liens à des sites racistes demande trop de temps et d’énergie à gérer. Le débat ne m’intéresse pas plus que ça, c’est la prise de conscience qui est pour moi le but à atteindre. Ce but est atteint.
Les commentaires sont maintenant clos. Utilisez le net pour vous exprimer sur vos propres sites, c’est un magnifique média de communication quasiment gratuit, profitez en.

MK

posted by Kassovitz at 10:02 AM 0 comments

04 décembre 2005

SOLUTIONS CONTRE LE CHOMAGE !

http://www.pcinpact.com/forum/index.php?showtopic=54983


Voici un sujet taboo : le chomage ? En tous les cas, c'est un problème en France et ailleurs.
Alors quelles sont vos idées contre le chomage ?

Alors quelles sont vos idées contre le chomage ?

Ce premier message sera mis à jour au fur et à mesure des nouvelles idées contre le chomage.

-arreter les délocalisations (Denz)
-Proposer autre chose que des taffes précaires pour un SMIC de merde... (David_L)
-arreter de payer une misere ceux qui travaillent (pcpman)
-arreter de baisser l'impot sur le revenu qui est juste (pcpman)
-baisser la tva qui elle est totalement injuste (pcpman)
-aller à l etranger pour trouver un boulot (darkdevil_32)
-un controlle + sévere de la part de l'ue sur les importations des pays en dehors de l'ue ! (ilcanzese)
-des périodes d'essais des 2 ans pour les employées c'est une saloperie sans pareil (ilcanzese)
-augmenter l'ISF pour ceux qui dépassent un certain plafond (milohoffman)
-augmenter le SMIC (milohoffman)
-pas baisser/supprimer les alloc' (milohoffman)
-promouvoir encore et toujours la reconversion (milohoffman)
-favoriser l'emploi européen (milohoffman)
-Il suffirait que les consommateurs européens baissent leurs achats de produits fabriqués en dehors de l'UE pour des intra-communautaires. (saozon)
-partager les richesses. (programmershouse)
-le vrai probleme ce trouve chez les employeurs, ils veulent un jeune ayant des diplomes et de l'experience !! bientot il faudra mesurer 1m70 pour 70Kg !!! (EyesWolf)
-Serieusement, le chomage, il est pas près de baisser. Ça stimule l'économie! (gronky)
-Et oui, les gens sont près à accepter n'importe quoi.(gronky)
-Vous croyez vraiment que le MEDEF à un quelconque intêret à voir le chomage baisser? Non. (gronky)
-faudrait surtout couper aux gens leurs assedic au bout d'un certain temps où on les a pas vu à l'ANPE, (ArSparfell)
-La France est un agglomérat de petits corporatismes recrocvillés sur leurs "acquis" sociaux (saozon)
-il faut donner aux gens les moyens d'en suivre (des formations) (milohoffman)
-"Le pire ennemi du profit, c'est le plein emploi." (LoupSolitaire)
-le système scolaire n'est plus adapté au monde du travail d'aujourd'hui, (LoupSolitaire)
-il faudrais créer des voies spécialisées qui ne soient pas des voies de garage. (LoupSolitaire)
-supprimez moi cette journée a la con de stage d'une seule journée en milieu professionnel qui survient en plein milieux del a 3eme, (LoupSolitaire)
-rendre la LV2 facultative, (LoupSolitaire)
-rendre l'anglais obligatoire, (LoupSolitaire)
-Développer la formation en alternance (LoupSolitaire)
-pour régler le problème du chômage, il faudrait être gouverné, ce qui n'est pas le cas depuis longtemps. (Valgarv)
-Ironiquement : abandonnons nos acquis sociaux et ca ira mieux. Les investisseurs reviendront, si la main d'oeuvre francaise est moins cher que la main d'oeuvre mexicaine (lebud)
-Il n'y a pas de solution à long terme sans révolution complete! (nucle)
-repassez donc déjà à la semaine d'au moins 40 heures (ASSKICK)
-introduire un revenu minimum (ASSKICK)
-Faut être flexible, (ASSKICK m00t LoupSolitaire)
-il faut augmenter le pouvoir de consommation comme sa on doit produir plus donc engager des employé et hop réduction du chomage. (ownedkiller)
- la prise de conscience des citoyens que la societé dans laquelle nous vivons est en train de ressembler à celle du XIXième
-On doit tendre vers une uniformité sociale en europe, et comme il est impossible de faire monter tout les pays à notre niveau, ben on va baisser le notre, logique. (tetsuo34)





Les chomeurs doivent-ils accepter n'importe quel boulot meme s'ils ont bac+15 et de l'expérience ?

Comment créer de l'emploi ?

Les subventions de l'état aux sociétés sont-elles efficaces ? (affaires de sociétés qui prennent les aides de l'état puis délocalisent).

Comment attirer les sociétés étrangères ?

Y a t'il trop d'impots ?

Quels sont les secteurs qui recrutent et manquent de main d'oeuvre ?

Pourquoi y a t'il du chomage de longue durée ?

Pourquoi les chomeurs sont mal vus et sont considérés comme des loosers par certains ? Pourquoi le chomage est-il honteux ?

Les sociétés cherchent-elles le mouton à 5 pattes et exagèrent-elles ?

Les sociétés virent-elles trop facilement et recrutent difficilement ?

Les discriminations sont-elles évitables et comment ?

Est-ce facile de créer sa boite ?

Voilà pour commencer le débat chinese.gif .




1/L'évolution du travail : avant c'était dans les fermes, puis dans les usines et enfin dans les bureaux. La fin des fermes ce furent les machines agricoles. La fin des usines les robots et les délocalisations. La fin des services par les ordinateurs et les déloc ?
Alors le chomage vient : des machines et des délocalisations. Et contre ça on ne peut rien.

2/ Dans quels secteurs sont crées les emplois ?
En France les secteurs qui marchent sont :
-Agriculture : vin, fromage. Mais ces secteurs ne recrutent pas !
-Haute couture. Mais ces secteurs ne recrutent pas !
-Airbus : ça recrute ?
-Automobile : Peugeot. Mais ces secteurs ne recrutent pas !
-Tourisme : ça recrute ? Seulement en été ?
-Administration - Services publiques : c'est déjà plein ?
J'en ai oublié ? transpi.gif

3/ Les inégalités sont-elles normales ?
Un bac +2 touche le smic / un grand patron touche 10 millions d'euros : normal ?

4/ Les délocalisations :
Rien à faire, on ne peut pas les arreter, on peut juste changer de domaine.

5/ Le protectionisme :
On importe déjà des matières premières pas du tout chère et on vend des produits super chers (airbus, autos, vin, couture etc.).
Alors quels sont les produits menacés ?
Les autos : taxer les autos japonaises ? Les consommateurs devront donc payer plus cher ? De plus Peugeot a réduit les couts en délocalisant, donc les Peugeot sont moins cheres que les Japonaises.
L'agriculture ? Ben sans les aides de la PAC, y a plus d'agriculture française, car ils ne sont pas aussi compétitifs que les USA. Donc il existe déjà un protectionisme énorme pour l'agriculture européenne.
Je ne vois pas de produits français menacés ?

6/ Le chomage est bon pour l'économie ?
Le chomage arrange les patrons : ça fait peur, donc on bosse plus pour moins cher.
Alors il n'y a pas d'interet à ce que le chomage baisse.
Mais en meme temps, le chomage crée une grande instabilité politique, donc les politiques et les patrons jouent avec le feu.

7/ Les politiques ?
Ils sont du coté des patrons, sinon on aurait remarqué non ? A part le PC qui n'a aucun pouvoir...

04 novembre 2005

La crise des ghettos français

LA CRISE DES GHETTOS FRANCAIS :


LES 30 GLORIEUSES (1945-1973) :

Dans les années 50, on construit "à fond" en France car la seconde guerre mondiale a fait beaucoup de degats dans les grandes villes. On construit en bétonnant, c'est moche, gris mais on a pas le temps de fignoler.

Ce sont les 30 glorieuses (1945-1973), avec un énorme manque de main-d'oeuvre. Alors, on fait venir des travailleurs du Portugal, des colonies comme l'Algérie, le Sénégal, le Vietnam pour reconstruire les routes, les batiments français.

On contruit des tours pour accueillir la main-d'ouvre étrangère moins chère. On ne veut pas les mélanger avec la population, on les case comme des moutons dans des "cités".




LA CRISE DU PETROLE DE 1973 :

Le chomage et la racisme font ensuite des dégats.
A force d'etre rejetés et exclus, touchées par le racisme et le chomage, les "cités" s'énervent.








LES ORIGINES DE L'EXCLUSION :
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LE CHOMAGE :

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Les petits-enfants d'immigrés sont français, et sont à plus de 50% au chomage.
Des “bac + 3 ou 4” font de la manutention et on se méfie d’eux. Si quelque chose d’anormal se passe dans le travail, c’est toujours à eux qu’on pense en premier
Stages bidond, petits boulots sans lendemain.







LES DISCRIMINATIONS :
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Racisme à l'emploi, au logement, etc.
Entassement des millions de gens dans des ghettos, logements insalubres, tours dégradées, écoles-parkings.














LA VIOLENCE POLICIERE
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60% des victimes de violence policière sont d’origine étrangère.
Harcèlements policiers « au faciès ».














L'ABANDON POLITIQUE DEPUIS 30 ANS :
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L'état français et les partis politiques ne s'en occupent pas car les banlieues ne sont pas important politiquement. L'état préfère aider les agriculteurs ou les fonctionnaires, ou des minorités qui ont un poids politique.

Dans les années 80, une association "touche pas à mon pote", fondée par Miterrand et le PS, leur promet des merveilles, et pretend lutter contre le racisme, afin de les calmer. Ce fut une énorme arnaque.





Le nouveau gouvernement français de 2005 a diminué violement le social :
- A supprimé 15% des crédits alloués à la lutte contre l’habitat insalubre en 2006,
- équipements sociaux
- ­RER,
- postes,
- crèches,
- maisons de jeunes
- logements
Les agents de quartier sont remplacés par les CRS.

L'état français a donc crée un échec depuis 30 ans, et cela de façon volontaire et raciste.


LES PROGRAMMES D'HISTOIRE FAUX :
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Aucune page des livres d'histoire parle :
-de la traite des esclaves,
-du pillage des richesses de l’Afrique
-du massacre des peuples colonisés (cf génocide en Algérie).










LES MEDIAS RACISTES :
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Beaucoup de médias montrent les cotés négatifs des banlieues et en donnent une image négative.
Ils font passer la poupulation pour inculte, barbare.


L'EXTREME-DROITE :
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L'extreme-droite en profite et fait son beurre sur la violence, l'insécurité et les amalgames étranger=danger.
L'image raciste est souvent : les jeunes des cités sont des "barbares", des "individus de seconde zone".






COMPARAISON AVEC LES USA :
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Un article pseudo-intellectuel et très hypocrite de Loïc Wacquant compare les USA à la France
http://www.homme-moderne.org/societe/socio/wacquant/ghetto.html

Premièrement : c'est honteux qu'un pays aussi "riche" que les USA traite les noirs ou les hispaniques de cette manière.
Deuxièmement : dire qu'il y a pire ailleurs n'est pas une excuse et est très hypocrite.
Troisièmement : la France va dans la direction économique et sociale des USA. Privatisations, injustices, pauvreté croissante etc.

Que L. Wacquant arrete de minimiser le problème des ghettos français.
Depuis 30 ans en FRANCE RIEN n’a été fait pour réduire les fractures sociales, économiques et ethniques.


LES SOLUTIONS ?
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L’éducation :
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Les programmes scolaires doivent parler des es histoires et les traditions de ceux qui composent les sociétés d’aujourd’hui.
Ils doivent parler :
-de la traite des esclaves,
-du pillage des richesses de l’Afrique
-du massacre des peuples colonisés (cf génocide en Algérie).

La lutte contre le chômage et la discrimination à l’emploi :
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Arreter des actions "symboliques" et inefficaces !
Ce sont des actions inutiles qui veulent "calmer" la population.

Les gouvernements devraient imposer la justice en matière d’emploi et sanctionner LOURDEMENT les discriminations racistes dans les administrations et les entreprises.
SANCTIONS et JUSTICE !


L’habitation urbaine :
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Les autorités locales n’osent pas aller à l’encontre des réflexes communautaires des riches ou/et des communautés ethniques.

LES AIDES FINACIERES :
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Que l'état français aide financièrement les banlieues à se redresser, comme il en donne aux agriculteurs (50% du budget européen, des milliards !), aux fonctionnaires etc.
Et arreter de dire que les problèmes viennent des jeunes, des immigrés ou bien des Martiens !
Que l'état français devienne adulte et assume ses responsabilités au lieu de jouer à l'autruche.


ARTICLES :
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http://www.secours-catholique.asso.fr/v3/une/une_actualitefrance_714.htm
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=20642
http://www.tariqramadan.com/article.php3?id_article=0487

L'Algérie : un génocide renié par la France

L'Algérie : un génocide renié par la France


AVANT 1830 : LES ARABOS-MUSULMANS SONT CIVILISES !

http://www.sospsy.com/Bibliopsy/Biblio9/biblio009.htm

Les témoignages sont formels. En 1830, tous les Algériens savaient lire, écrire et compter, « et la plupart des vainqueurs, ajoute la commission de 1833, avaient moins d’instruction que les vaincus ».

Les Algériens sont beaucoup plus cultivés qu’on ne croit, notre Campbell en 1835. A notre arrivée, il y avait plus de cent écoles primaires à Alger, 86 à Constantine, 50 à Tlemcen. Alger et Constantine avaient chacune six à sept collèges secondaires, et l’Algérie était dotée de dix zaouia (universités). Chaque village ou groupe de hameaux avait son école. Notre occupation leur porta un coup irréparable.

Du moins, les avions-nous remplacées? Mgr Dupuch nous répond en déplorant qu’en 1840 il n’ait trouvé que deux ou trois instituteurs pour toute la province d’Alger. En 1880, on ne trouvait encore que treize (je dis bien treize) écoles franco-arabes pour toute l’Algérie. « Nous avons, dit notre grand orientaliste Georges Marçais, gaspillé l’héritage musulman à plaisir. »



L'ALGERIE N'ETAIT PAS UNE COLONIE TURQUE !

http://www.sospsy.com/Bibliopsy/Biblio9/biblio009.htm
On tente encore de faire de l’Algérie une ancienne colonie turque.
Mais le doulatli et l’odjak algériens, depuis le début du XVIII siècle, ne dépendaient pas plus de la Porte que l’empereur germanique ne dépendait du pape.
Le doulatli était partout reconnu comme souverain.
En réalité, les Turcs étaient les « portiers » de l’Algérie - et les moins coûteux qu’il se pût trouver.
On oublie trop que les Algériens, voisins des Espagnols, furent pendant des siècles obsédés par l’angoisse de subir le sort des Guanches et des Caraïbes.

Ximenes, le cardinal d’Espagne, leur en avait donné un avant-goût en 1509, lors de la prise d’Oran: il y fit brûler et égorger les Maures par milliers, pendant qu’il se recueillait en son oratoire, remerciant le Seigneur des Armées de ce triomphe de la Croix sur le Croissant.

Le célèbre Cortez, l’ange exterminateur des Indiens d’Amérique, était un des chefs de l’armée d’invasion que Charles Quint lança contre Alger trente ans plus tard.
C’est pour se protéger contre cette effroyable menace que les Maures, qui n’avaient pas oublié les horreurs de la Reconquista, firent appel à la marine turque. Ils n’étaient pas marins et l’étendue de leurs côtes les ouvrait sans défense aux incursions maritimes.




LES ORIGINES DE LA COLONISATION FRANCAISE !!!

http://pages.globetrotter.net/pcbcr/bacrie.html

On sait aussi que le blé (algérien) livré par les Bacri avait sauvé le Sud de la France de la famine pendant la Révolution, d'où l'accueil chaleureux réservé à l'ambassadeur ottoman lors de son passage à Aix, les salves de canon et les défilés militaires se succédant, à son arrivée en France .
«Deux négociants algériens, Bacri et Busnach, banquiers de la Régence [on appelait ainsi Alger], avaient fait des fournitures considérables en approvisionnements au gouvernement français, de 1793 à 1798, pour nos armées en Italie et pour l'expédition d'Égypte.»

Bien, mais alors, pourquoi le Dey d'Alger est-il si irrité contre le consul de France plus de 30 ans après?
C'est que les paiements ont été suspendus par la France, et le Dey d'Alger s'estimait lésé en partie (pour les impôts qui lui revenaient). Le consul de France Pierre Deval, qui prit ses fonctions en 1815, promit de régler rapidement cette histoire alors vieille de 25 ans.
En 1796, BACRI et BUSNACH, négociants israélites d'ALGER fournissent du blé au DIRECTOIRE, mais ils ne sont pas payés. Le DEY HUSSAIN (sorte de sultan) leur ayant avancé, pour cette transaction, les fonds nécessaires, tout se passe comme si le DEY, lui-même, n'avait pas été payé.
Agassé de ne pas etre remboursé, le dey porte un coup de son chasse-mouches au Consul Deval.



Le 31 Janvier 1830, Polignac décida d'attaquer l'Algerie pour punir le dey.
En fait, la France avait besoin de nouvelles terres et de réhausser son prestige par rapport à l'Angleterre qui avait un grand empire.
De plus, l'Algérie avait prêté des millions de Francs à la France, et la France refusait honteusement de rembourser.

Alors les Français envahissent l'Algérie en 1830. C'est l'armée du roi Charles qui prend la ville de Alger.

http://algerian-history.info/avant1830img.htm



LE RESPECT DES VAINCUS ?


Lors de la capitulation du bay fut signé un traité : la convention d'Alger.
Ce traité garantissait garantissait :
-le libre exercice de la religion musulmane,
-la liberté de toutes les classes d' habitants,
-leur religion,
-leurs propriétés,
-leur commerce,
-leur industrie,
-et enfin le respect absolu des femmes algériennes.

Mais rien ne fut respecté au contraire : l'administration française avait une politique sauvage d'implantation de colonies.
Un député dit : " Les colons doivent s"installer partout là où il y a de l'eau potable et des terres fertiles, sans s"interroger sur leurs propriétaires ".


UNE TERRE ATTIRANTE POUR LES PAUVRES DE L'EUROPE !

En 1850, l'armé française controle Alger, Oran et Constantine.
La colonisation se fit vraiment lentement, car la poupulation algérienne resistait.
Beaucoup de colons étaient : Français, Allemands, Irlandais et Suisses très contents de fuir la misère de leur pays, car ils recevaient de grosses primes et des terres riches gratuites.
http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=158

« Je vous quitte pour porter, si je le puis, mon concours à la grande oeuvre de civilisation chrétienne qui doit faire surgir des désordres et des ténèbres d’une antique barbarie une France nouvelle »

déclarait Mgr Lavigerie en 1867 en quittant l’évêché de Nancy pour celui d’Alger. Quelques années plus tard, archevêque d’Alger, il lançait cet Appel aux Alsaciens et Lorrains exilés (1871) :

« Chrétiennes populations de l’Alsace et de la Lorraine, en ce moment, sur les routes de la France, de la Suisse, de la Belgique, fuyant vos maisons incendiées, vos champs dévastés, l’Algérie, la France africaine, par ma voix d’évêque, vous ouvre ses portes et vous tend ses bras. Ici, vous trouverez pour vous, pour vos enfants, pour vos familles, des terres plus abondantes et plus fertiles que celles que vous avez laissées entre les mains de l’envahisseur.

Sous un ciel encore plus doux et plus beau que le vôtre, dans un climat qui passionne bientôt tous ceux qui l’ont habité, vous pourrez former des villages uniquement composés d’habitants de vos provinces, et où vous conserverez la langue, les traditions, la foi du sol natal. Vous y retrouverez, pour vous parler et pour vous instruire, des prêtres de votre pays, que nous vous donnerons pour pasteurs ; vous pourrez, comme l’ont fait des colonies sorties des provinces voisines de la vôtre, donner aux centres créés par vous les noms des villes, des bourgs, des villages qui vous sont chers parce qu’ils sont ceux de la patrie.

[...] L’État peut se procurer aisément des millions d’hectares de terres... Venez donc dans notre France nouvelle, plus riche encore que la première et qui ne demande que des bras pour développer une vie qui doublera celle de la mère­patrie. Venez, nous sommes tous prêts à vous accueillir comme des frères, à vous faciliter vos premiers travaux, à vous consoler de vos douleurs. Venez, en contribuant à établir sur ce sol encore infidèle une population laborieuse, morale, chrétienne, vous en serez les vrais apôtres, devant Dieu et devant la patrie.



L'EXTERMINATION DES "INDIGENES" !

Les manifestations de la guerre totale menée par l'administration coloniale française étaient présentes sous toutes leurs formes, allant de l'extermination de l'élément humain, l’anéantissement de tous les repères arabomusulmans de la société algérienne, à travers la destruction des institutions religieuses et culturelles, les expéditions militaires sans merci contre les tribus qui rejetaient la colonisation et toutes les actions répressives qui en découlent telles que le bannissement, la déportation, le déplacement des populations et l'emprisonnement.

Dans l'un de ses rapports, un des chefs militaires français reconnaît : " …Nous avons détruit totalement tous les villages, les arbres, les champs et les pertes occasionnées par nos troupes à ces populations sont inestimables. Si certains se demandent, si nous avons bien ou mal agi, je leur répondrais que c'est là l'unique méthode pour soumettre les habitants et les pousser à partir …"

http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=158

Il n’est pas surprenant que Saint Arnaud se soit glorifié dans ses correspondances d’avoir rayé de la carte de nombreux villages et érigé sur son chemin des montagnes de cadavres. Lorsque le Général Bugeaud fut interpellé par le Parlement français à propos des crimes commis par ses officiers et soldats en Algérie, il répondit à son ministre de la guerre en disant : «Et moi, je considère que le respect des règles humanitaires fera que la guerre en Afrique risque de se prolonger indéfiniment ».











LES MASSACRES !!!!!!!!!!!!!!!

Cela avait débuté par le massacre de Blida à l’époque du Général Clauzel puis le massacre d’El Ouffia à l’époque du Duc de Rovigo qui dévoila la nature du génocide collectif adopté comme méthode politique par la France en Algérie.









Cela fut suivi par d’autres massacres dont le plus célèbre fut celui de la grotte des Frachich , commis par le colonel Pélissier ,



sans parler de ce qui a été commis par le criminel Cavaignac contre les tribus du Chélif où il appliqua une méthode comparable à l’exécution par asphyxie. Ce fut le massacre des tribus de Sébiâa.










LA RESISTANCE ALGERIENNE ET LA REPRESSION SANGLANTE !


http://www.planetenonviolence.org/1er-nov-1954-debut-de-la-Guerre-d-Algerie-1830-1er-novembre-1954-l-histoire-d-une-colonisation,2005-10-31_a288.html

Cependant, malgré toutes les lois, la spoliation des terres, l’exode, les violents massacres, la résistance farouche des Algériens n’a pas cessé dès l’arrivée des Français sur la terre algérienne, qu’il s’agisse des révoltes de tribus ou des soulèvements armés sous la bannière d’hommes tels l’Emir Abdelkader à l’Ouest qui est arrêté en 1847 après 17 ans de lutte et exilé en Syrie. En 1857 le soulèvement de Kabylie est réprimé dans le sang suivi en 1859 par celui des Beni S’nassen, et en 1864 par les Ouled Sidi Youssef.
http://algerian-history.info/lemirabdelkadereng.htm


En 1871 la grande insurrection de Cheikh El Mokrani Ahmed (les Bibans) rassemblant près de 150 000 hommes fit peur et on appela des renforts pour écraser les insurgés. El Mokrani fut tué aux environs d’Alger et son frère Bou Mezrag arrêté en 1872 et déporté en Nouvelle Calédonie. En 1881 ce fut le soulèvement des Ouled Sidi Cheikh qui dura plusieurs mois.

Malheureusement tout soulèvement entraîne une répression terrible et aveugle avec tellement de haine et de cruauté. La liste est longue et nous ne citerons que les actes barbares que les Français narraient avec art et précision. Les grands massacres touchèrent plus particulièrement les habitants des zones rurales qui connurent des massacres d’une violence inouïe.

L’auteur du livre "L’Afrique française" en parlant du massacre de la tribu des Ouffia en avril 1832 sous la direction du Duc de Rovigo écrit:

"Ainsi fut éliminé tout ce qui vivait sans distinction d’âge ni de sexe. Cependant, l’humanité d’un petit nombre d’officiers sauva quelques femmes et enfants. En revenant de cette funeste expédition plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances... On dénombra cent morts et un butin de deux milles moutons, sept cents bœufs et une trentaine de chameaux."
La tribu fut accusée à tort, sans enquête ni preuve, d’un vol dont avait été victime un cheikh rallié à la France.


Pour réprimer l’insurrection menée par un jeune chef maraboutique surnommé Boumaza, le colonel Pélissier poursuit les membres de la tribu des Ouled Riah qui s’étaient retranchés dans des grottes. Le 11 juin 1845 il ordonne aux fuyards de se rendre dans les 10 heures qui suivent. Sachant que se rendre signifiait leur mort la tribu demande aux troupes de se retirer pour sortir. Pélissier n’attend pas ; il allume le feu devant les ouvertures des grottes et l’alimente toute la nuit asphyxiant ceux qui s’y cachaient, hommes, femmes, enfants et bêtes.

"Au matin, alors que nous libérions l’entrée des grottes, nous fûmes surpris par l’horreur du spectacle. Nous dénombrâmes 760 cadavres (Montignac, Lettres d’un soldat).

Une année plus tôt le général Cavaignac avait usé du même procédé pour obtenir la reddition de la tribu des Sbéahs. Faute de pouvoir enfumer, Cavaignac, comme St Arnaud comme Canrobert emmurent. Canrobert justifie son acte :

"Comme il n’y a pas de bois, je bouche l’entrée de la caverne avec des pierres. Si j’avais fais autrement un grand ombre de nos soldats seraient tombés inutilement sous les balles arabes."

Une lettre de St Arnaud décrivant le massacre d’une tribu : "La région des Beni Menasser et réellement belle et c’est l’une des régions les plus riches que j’ai pu voir en Afrique. Les villages et les habitations sont très rapprochés mais nous avons tout brûlé, tout détruit. Ô ! La guerre ! La guerre ! Combien de femmes et d’enfants fuyant vers les neiges de l’Atlas sont morts de froid".



LA GUERRE D'ALGERIE !!!!!!!!!!!!

Le Front de libération nationale (ou FLN) a été fondé le 10 octobre 1954 pour obtenir l'indépendance de l'Algérie.

http://algerian-history.info/circle_1.htm

La guerre d'Algérie (noms alternatifs, selon les points de vue : guerre d'indépendance algérienne ou guerre de libération algérienne) se déroula de 1954 à 1962 et fut de la part du Front de libération nationale soutenu par le peuple algérien (en large minorité au début) et une partie importante de politiques français agissant (envoi d'armes et d'argent), une période de lutte contre la colonisation de peuplement française.





L'origine du déclenchement de cette guerre a été principalement à cause des massacres perpétrés par l'armée française en 1945, le jour même de la fin de la seconde guerre mondiale. En effet, des dizaines de milliers d'algériens, estimés à 68 000 combattants, participèrent à la libération de la France. En contre partie, les algériens revendiquèrent l’égalité des droits (les algériens à l'époque étaient considéré comme des citoyens de seconde zone). La réponse à cette revendication a été les massacres de Setif, Guelma et Kherrata où les bombardements de l’armée française ont fait environ 48 000 morts algériens.




MITTERRAND !

Le 12 novembre 1954, Miterrand déclara à l'Assemblée nationale :
« À la volonté criminelle de quelques hommes doit répondre une répression sans faiblesse. Qu'on n'attende de nous aucun ménagement à l'égard de la sédition, aucun compromis avec elle. On ne transige pas lorsqu'il s'agit de défendre la paix intérieure de la Nation et l'intégrité de la République. Les départements d'Algérie font partie de la République, ils sont français depuis longtemps. Jamais la France, jamais aucun parlement, jamais aucun gouvernement ne cédera sur ce principe fondamental. L'Algérie, c'est la France et non un pays étranger que nous protégeons »






L'ARMEE FRANCAISE MASSACRE LES CIVILS ALGERIENS !


http://algerian-history.info/assasinat.htm

La France avait employé tout son appareil militaire et mobilisé toutes les ressources matérielles et humaines pour tuer les Algériens.

Les groupes d'autodéfense, les miliciens, les colons, la police et la gendarmerie avaient tous participé à ces massacres collectifs.

C'est ainsi que de nombreux villages furent détruits par les bombardements aériens sur ordre du ministre communiste de l'aviation dans le gouvernement du Général De Gaulle.

La marine avait également bombardé bon nombre de villes côtières. Quant aux troupes de fantassins et de la légion étrangère, elles utilisaient les chars, pénétraient dans les maisons, tuaient, pillaient, violaient et agressaient sous prétexte de rechercher des rebelles et de prétendues armes.


Même si les comptes-rendus colonialistes français ont minimisé le nombre de morts, les estimations algériennes l'ont situé entre 45000 et 100.000 Algériens tandis que les rapports étrangers évoquent une moyenne de 50.000 à 70.000 morts.

Les recherches continuent pour découvrir la vérité sur les crimes du colonialisme français en Algérie qui ont dépassé les limites. Les comptes-rendus militaires français eux-mêmes affirment que la répression s'est poursuivie jusqu'en 1946 mais la France s'est employée par tous les moyens à enterrer la vérité.


NEGATIONNISME D'ETAT !

http://nantes.indymedia.org/article.php3?id_article=5277


CE NEGATIONNISME D'ETAT QUI DEFIGURE ET DESHONORE L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE

D'un côté, Jean Marie Le Pen et ses propos négationnistes relatifs aux fours crématoires et à l'occupation allemande, de l'autre, des députés de la majorité gouvernementale qui, le 5 mars 2003, déposent une proposition de loi négationniste qualifiant d'œuvre positive, la présence française en Algérie.
Pour un négationnisme condamné, combien d'autres sont ainsi approuvés.

Que ces députés viennent donc raconter aux élèves
l'oeuvre positive du bon docteur Bodichon, républicain modéré, collaborateur de Ledru-Rollin, de Waldeck-Rousseau et de Louis Blanc qui affirmait, « si au lieu de cette race [les Arabes] qui outrage la nature et l'humanité par son état social… il n'y en avait pas…,la nature et la civilisation y gagneraient… »Ce médecin très influent pouvait défendre impunément et publiquement la thèse de l'extermination des Arabes dans des journaux qui, en 1848, étaient pourtant soumis à la censure !

Et dans le journal catholique, l'Observateur de Neustrie, on lisait : « N'a-t-on pas le droit d'exterminer les Algériens, comme on détruit par tous les moyens possibles, les bêtes féroces ? »

Fort de ces appels au meurtre, le maréchal Clauzel pouvait annoncer le premier massacre collectif, celui de Blida : « J'ai ordonné aux bataillons de détruire et brûler tout ce qui se trouve sur leur passage…Quand on fait la guerre, ce n'est pas pour augmenter l'espèce humaine. »

Que ces députés viennent donc raconter aux élèves, l'oeuvre positive du général Bernard, ministre de la guerre qui, en 1838, affirmait : « Refouler, exterminer les populations, ravager, incendier les moissons, étaient les seuls moyens… »












Malgré les cas de conscience de certains officiers, comme le général Duvivier qui constate tristement que « depuis onze ans, on a détruit, incendié, massacré hommes, femmes et enfants avec une fureur toujours croissante », pas moins de 900 000 Arabes furent exterminés entre 1830 et 1871, sur les 3 000 000 que comptait l'Algérie.














Que ces députés viennent donc raconter aux élèves, l'oeuvre positive du lieutenant-colonel de Montagnac qui écrit dans lettres d'un soldat d'Algérie : « Voilà comment il faut faire la guerre aux Arabes. Tuer tous les hommes jusqu'à l'âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs ; en un mot anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens...Toutes les populations qui n'acceptent pas nos conditions doivent être rasées, tout doit être pris, saccagé ;sans distinction d'âge, ni de sexe ; l'herbe ne doit plus pousser où l'armée française a mis le pied. »


Ce qui fait dire au général de Brossard : « devant les populations détruites, la terre couverte de ruines, les champs rendus incultes, il faut le dire, la France devra rendre raison. »
Mais la France ne rendit pas raison car en 1965, les cendres de ce héros, furent transférées au fort de Vincennes, dans le Tombeau des braves …


Que ces députés viennent donc raconter aux élèves, l'oeuvre positive du bon général Bugeaud qui planifiait méthodiquement la destruction des cultures par arrachage des oliviers et des figuiers, par empoisonnement des puits. Ce bon général Bugeaud qui organisait systématiquement le massacre des populations civiles par le sabre et par le feu, ou qui, par commodité, ordonnait tout simplement de « fumer les Arabes comme des renards » en les murant au préalable dans des grottes pour mieux les gazer en les enfumant…Des tribus entières furent ainsi rayées de la carte. Dans les salons, Bugeaud se vantait : « C'est la guerre continue jusqu'à extermination…Il faut fumer l'Arabe ! »


Que ces députés viennent donc raconter aux élèves, ces marches de la mort, comme celle de 1846, où, sur 7000 Arabes, 4 000 moururent d'épuisement sur le bord du chemin, 3 000 seulement arrivant à Maison-Carrée.

Que ces députés viennent donc raconter aux élèves la torture de masse qui avait pour objectif, en terrorisant la population, de voler les terres les plus fertiles aux indigènes. Appliquée méthodiquement et souvent publiquement, la torture pour faire parler, la torture pour terroriser. L'Arabe mort, cela ne suffit pas, le processus de destruction continue, son corps est mutilé, décapité, exposé sur la place publique, « utilisé comme un instrument de terreur » pour consolider la hiérarchie raciale et coloniale.

Que ces députés viennent donc raconter aux élèves, les nombreuses mosquées détruites ou transformées en églises, les cimetières profanés, les squelettes utilisés pour remblayer les routes, ou pour servir d'engrais dans l'agriculture. A Marseille, les os des musulmans en provenance des cimetières d'Algérie serviront au raffinage du sucre.



Œuvre positive d'Alexis de Tocqueville, considéré encore aujourd'hui comme le champion de l'idéal démocratique, et qui, pour défendre l'armée française dont les méthodes criminelles étaient déjà condamnées par des humanistes, affirme à l'Assemblée nationale : « qu'il s'agit de multiplier les opérations destinées à anéantir les fondements des sociétés pastorales et agricoles de l'Algérie…de brûler les moissons, vider les silos et enfin s'emparer des hommes sans armes, des femmes, des enfants. »Plus tard, mais bien trop tard, il regrettera ces propos, en constatant que ces procédés ont rendu « la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu'elle n'était avant de nous connaître. »


Que ces députés viennent donc raconter aux élèves, l'oeuvre positive du sociologue Gustave Le Bon pour qui, en 1884, « l'humanité est entrée dans un âge de fer où tout ce qui est faible doit facilement périr », sans oublier l'oeuvre positive de Charles Richet, prix Nobel de médecine, revendiquant, au début du XX siècle, l'élimination des races inférieures et des anormaux.

L'oeuvre positive de Arthur Girault, professeur de Droit, de réputation internationale, qui se prononçait pour l'euthanasie des moins doués.

L'œuvre positive de l'économiste Leroy-Beaulieu qui théorisait le concept d'espace vital.


Il faudrait que ces députés viennent raconter aux élèves, l'oeuvre positive de Jules Ferry, apôtre de la colonisation, qui, pour couvrir ces atrocités et légitimer la recherche du profit, déclarait à l'Assemblée Nationale, le 25 juillet 1885 : « Les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures… La politique coloniale est fille de la politique industrielle. »

Et Clémenceau de l'interpeller : "Regardez l'histoire de la conquête de ces peuples que vous dites barbares, et vous y verrez la violence, tous les crimes déchaînés, l'oppression, le sang coulant à flots, et le faible opprimé, tyrannisé par le vainqueur. Voilà l'histoire de notre civilisation…Non, il n'y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures…n'essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation. »

Jules Ferry fut un propagandiste des plus zélés de l'espace vital et de l'inégalité des races, concepts dont les origines ne sont pas à rechercher chez les Nazis en Allemagne, mais bel et bien en France sous la troisième République. République qui, déjà, était traversée par un fort courant anticolonialiste et humaniste contredisant en quelque sorte la thèse de l'unanimisme supposé de l'époque, thèse si souvent véhiculée de nos jours et visant à exonérer de leurs crimes, ces hommes qui firent la grandeur de la France.


Que ces députés viennent donc raconter aux élèves, cette oeuvre positive de la troisième République que fut le Code de l'indigénat, monument de racisme d'Etat théorisé et promulgué le 20 mars 1881 sous la houlette du président du conseil Jules Ferry. Œuvre positive, ce Code de l'indigénat soumettant les Arabes sur le territoire français (depuis 1848, l'Algérie faisait intégralement partie de la France) à un arbitraire qui fut la règle jusqu'en 1944, mais qui, dans la réalité, perdura jusqu'en 1962.

Au nom de la mission civilisatrice de la France, ce Code officialisait l'anéantissement de la personnalité juridique de l'Arabe, par l'internement administratif, mais aussi l'anéantissement de l'intégrité de la personne physique par la concentration en camp. Sans oublier l'amende collective et le séquestre des biens, dépossédant les indigènes au profit des colons. Œuvre positive, ces déportations d'Arabes, à fond de cale, vers Cayenne, haut lieu d'extermination par le travail…la durée de vie n'y excédant pas un an.



Que ces députés viennent donc raconter aux élèves l'oeuvre positive de Petit Jean, ce manuel scolaire utilisé pendant près de quarante ans par les instituteurs de la troisième République, et dans lequel, à propos des Arabes, on fait dire par un petit garçon : « Quelle honte ! Comment ne faisait-on pas la guerre pour exterminer cet abominable peuple ! »

Et que penser de ces programmes d'Histoire 2002, pour l'école élémentaire, rappelant que :« La République [la troisième] s'installe durablement, consolide les libertés fondamentales et développe l'instruction… » tout en niant superbement les lois racistes en vigueur, à l'époque, sur le territoire français ? Les bons esprits rétorqueront que le racisme anti arabe, comme l'antisémitisme, était dans l'air du temps, et que depuis les esprits ont évolué. Mais alors comment se fait-il qu'il y ait pléthore de bâtiments publics, de rues ou d'avenues du nom de Jules Ferry, du nom du général Bugeaud…, alors que, et fort heureusement, aucune rue ou avenue, aucun établissement public, aucun lycée ou collège ne portent aujourd'hui le nom d'hommes politiques, d'officiers ou d'intellectuels antisémites de l'époque ? Accepterait-on, des avenues Arthur de Gobineau ou maréchal Pétain, des lycées Xavier Vallat ou des rues Pierre Laval, des collèges Charles Maurras ?

Avec ce négationnisme tenace qui nie le martyre des Arabes, à quand le lycée général Massu, responsable, pendant la deuxième guerre d'Algérie, de la disparition de 3000 Algériens ? Autant que dans le Chili de Pinochet !

A quand le gymnase général Bigeard dont les techniques d'enlèvement, de torture et de disparition utilisées pendant la bataille d'Alger furent fidèlement reprises par les dictateurs d'Amérique du Sud dans les années 70 et 80 ?



Que ces députés viennent raconter aux élèves le Code de l'indigénat qui porte en son sein la matrice des lois anti juives promulguées sous Vichy ? Des lois anti juives écrites, entre autres, par Peyrouton, garde des sceaux de Pétain, ancien haut fonctionnaire de la Coloniale, spécialiste de l'internement et de la déportation des Arabes. Antérieur de 59 ans aux lois anti juives puis contemporaines de ces dernières, ce Code de l'indigénat ne figure nulle part dans les programmes d'Histoire.


Ce négationnisme, parmi tant d'autres, a conduit Aimé Césaire, poète et écrivain antillais à écrire : "Il vaudrait la peine d'étudier cliniquement…les démarches d'Hitler et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XX siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore… et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc… et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie, les coolies de l'Inde, et les Nègres d'Afrique."



Dans certaines régions d'Algérie, les Arabes, hommes, femmes et enfants, ont été systématiquement massacrés par centaines de milliers, comme le furent les Indiens d'Amérique.

Pour le Grand Dictionnaire Terminologique, cette « destruction délibérée et systématique de l'ensemble ou d'une partie d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux » s'appelle tout simplement un génocide...

Les Arabes ont besoin comme les autres, comme tous ceux qui ont été victimes de racisme et de génocide, d'être reconnus dans leur souffrance, dans leur martyre.


Le pays qui se réclame des Droits de l'Homme serait bien inspiré d'illustrer ce devoir de mémoire par des commémorations à portée universelle.

Des cérémonies qui ne se limiteraient pas à la seule description de l'horreur, mais qui poseraient la question : comment des humanistes, bons pères de famille, soucieux du bonheur de leurs enfants et de leur épouse …comment ces bons Français ont pu ainsi torturer, massacrer méthodiquement des centaines de milliers de familles ? Comment ces hommes ont-ils pu se transformer en bourreaux ? Comment ont-ils pu exterminer l'Autre, non pas pour ce qu'il avait fait mais pour ce qu'il était.

Massacre de populations civiles, enlèvement, torture, disparition, famine organisée, génocide, toutes ces pratiques coloniales ont préparé l'ensauvagement du continent européen.

Un pas restait à franchir pour les appliquer à l'Europe. Cela fut fait par Hitler qui, comme le rappelle Aimé Césaire, osa utiliser à l'égard d'autres Européens « des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie, les coolies de l'Inde, et les Nègres d'Afrique."


Malheureusement, là aussi, on débusque un autre négationnisme. En effet, Hitler était loin d'être seul, il était le produit d'un système effroyable mis en place, avant et pendant la guerre, en collaboration étroite avec des banquiers et industriels, non seulement allemands mais aussi français et américains.


Là aussi, le négationnisme a fait des ravages dans l'esprit de nombreuses générations, en faisant que ne soient jamais cités dans les manuels scolaires les noms de certains grands patrons…des Français comme François de Wendel président du Comité des Forges, initiateur, bien avant 1939, d'un cartel international de l'acier qui attribua 40% des parts à une Allemagne acquise à l'idéologie nazie, des Américains comme Henry Ford, décoré en 1938 de l'ordre allemand de l'Aigle (la plus haute distinction nazie remise à un étranger), Hitler avait d'ailleurs utilisé pour sa propagande Le Juif international, livre viscéralement antisémite écrit en 1920 aux USA par ce même Henry Ford.


Des Américains, comme le grand-père du président Bush, Prescott Bush, banquier de Hitler dans les années 30 et qui, en 1942, fut condamné par un tribunal américain pour intelligence avec l'ennemi.

Les noms de General Motors, de Kodak, de ITT, de Standard Oil et bien d'autres encore…sans lesquels, jamais Hitler n'aurait pu réarmer l'Allemagne nazie.

Sans oublier IBM qui mit, contre espèces trébuchantes, ses cartes mécanographiques au service des nazis, cartes perforées sans lesquelles le recensement n'aurait jamais pu prendre une telle ampleur, sans lesquelles, jamais autant d'opposants et de Juifs n'auraient été fichés et déportés en si grand nombre.

En 1938, Hitler reconnaissant, décora en personne Watson, le président d'IBM ainsi que le représentant de General Motors, pour service rendu à l'Allemagne nazie...

Ce qui fit dire, en 1947, à James Stewart Martin, chef de l'Economic Warfare Section du ministère de la Justice US : « En Allemagne, ce ne sont pas les hommes d'affaires allemands qui nous ont tenus en échec [...] Nous avons été bloqués en Allemagne par les hommes d'affaires américains. »


Sur cette période de l'Histoire comme sur bien d'autres, le négationnisme occulte fréquemment des parts de vérité. Un négationnisme entretenu consciemment ou inconsciemment à tous les niveaux, et jusqu'au président de la République qui considère que « La France doit être fière de son passé ».

Des pans entiers de notre Histoire sont ainsi niés, passés sous silence. Dans nos sociétés, la finalité de l'enseignement de l'Histoire est de légitimer le pouvoir en place par l'intégration des élèves dans un roman national.

Une réécriture non négationniste des programmes est inéluctable.
Ne laissons pas ce travail à nos enfants.
Il en va de la responsabilité du ministre de l'Education Nationale et de l'Inspection générale.
Dans ce climat délétère d'une Histoire défigurée, génératrice d'irresponsabilité collective, le risque est grand de voir des jeunes se transformer demain, en assassins assermentés par impuissance de conscience.

Nantes, le 7 mars 2005 Alain Vidal, professeur des Ecoles

Bibliographie, principales sources :
- Coloniser Exterminer (Fayard), Olivier Le Cour Grandmaison, professeur de sciences politiques et de philosophie politique à l'Université d'Evry
- Comment les firmes US ont travaillé pour le Reich ? Pierre Abramovici (Revue Historia) -Industriels et banquiers sous l'Occupation (Armand Colin), Annie Lacroix-Riz, professeur d'Histoire contemporaine à l'université de Paris VII

Alain Vidal 5, avenue Louis Vasseur 44 000 Nantes vidal.mothes@wanadoo.fr











http://www.sospsy.com/Bibliopsy/Biblio9/biblio009.htm



« ...Tous jusqu’au dernier ».

Ce carnage amena-t-il au moins la pacification du pays? Même pas, puisque en 1871 près de la moitié de l’Algérie était en flammes. « Nous avons brûlé, pillé, ravagé les tribus entre Blida et Cherchell, écrivait le maréchal Canrobert, mais le but, la pacification, est loin d’être atteint ». « La force ne les subjuguera jamais, écrit le général Cler. Semblables aux Suisses, ennemis de Charles le Téméraire, ils ont leurs montagnes et leur pauvreté pour se défendre ». Le résultat le plus certain fut « d’entretenir d’éternelles inimitiés ». La commission nous en avait avertis dès 1833: « En égorgeant sur de simples soupçons des populations entières, nous sommes nos plus cruels ennemis en Afrique... Et nous nous plaignons de n’avoir pas réussi auprès d’eux! » Les exodes qui accueillaient notre arrivée étaient, comme dit Vilot, l’indice sûr de la désaffection d’un peuple. Le jour où nous entrâmes à Cherchell, il ne restait pour nous accueillir qu’un boiteux et un idiot, qui erraient dans les rues désertes comme des reproches silencieux.

L’étranger ne l’ignorait pas. Dans une enquête sur l’Algérie publiée à Londres en 1845, le capitaine John Kennedy écrit: « Si l’Europe ne bouge pas, le nombre et les ressources des Arabes sont voués à l’anéantissement dans un combat courageux, mais sans issue ». Devant la commission e 1872, la conclusion de garante ans d’extermination fut tirée par le chef des Bureaux arabes: « On a razzié, pillé, déporté, séquestré, ruiné les tribus. Des populations entières ont été chassées de leur territoire. La désaffection est générale ». Mais du moins, l’historien Verne, ce fanatique de l’Algérie française, pouvait-il enfin écrire: « Deux millions d’indigènes meurent de faim sur une surface capable de nourrir dix millions de chrétiens ».